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Editions de l'Ormet
03330 Valignat
FRANCE
Dir. de la Publicaiton
Patricia Laederich
04 70 58 53 19
RCS
31500084400037
CUSSET 84B1
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Le
numéro 3502-353 de
Août-Septembre
2010
de Connaissance
du Rail est paru
Il est en vente
chez votre marchand de journaux,
et par correspondance auprès des Editions de l'Ormet (F 03330
VALIGNAT France)
en cliquant sur Bon de commande dans la colonne à gauche.
EDITORIAL
Trains
fantômes
Outre
des contraintes mal acceptées par les voyageurs, la
réservation obligatoire peut aussi se retourner contre
l’exploitant. En effet, lorsque l’ouverture à la
réservation n’est pas effectuée dans les temps
(normalement trois mois à l’avance), aucun voyageur ne peut
accéder au train. Dès lors, des trains réguliers
peuvent circuler à vide, quand ils ne sont pas purement et
simplement annulés.
Cette situation ubuesque, qui permet à la SNCF de supprimer
sournoisement des services de grandes lignes, s’est manifestée
à plusieurs reprises au cours du printemps dernier sur la
relation Corail Téoz Strasbourg - Lyon - Nice / Port Bou, et
pourrait recommencer durant cet été pour la
période du 13 juillet au 23 août. (1)
Interpellée par la Sénatrice alsacienne Fabienne Keller
au sujet des ces “trains-fantômes”, la SNCF a renvoyé la
balle sur RFF, lui reprochant de ne pas avoir accordé à
temps les sillons horaires par suite de travaux d’infrastructure.
Cette série d’incidents au demeurant inadmissibles nous donne
l’occasion de dénoncer une fois de plus les incohérences
du système ferroviaire actuel.
Tout d’abord, le prétexte de “garantie de place assise”
invoqué pour la réservation obligatoire n’est
justifié que par la capacité insuffisante des trains
concernés, comme les rames Téoz limitées à
sept voitures alors qu’il y en avait une douzaine auparavant. De plus,
la réservation obligatoire introduit un grave manque de
souplesse dans le voyage ferroviaire, qui profite avant tout à
l’automobile.
Par ailleurs, depuis la création de RFF, la SNCF n’est plus
maître de ses propres voies, et doit systématiquement
demander un “sillon horaire” pour toute circulation ferroviaire,
d’où une lourdeur d’exploitation se traduisant par des
suppressions de trains toujours plus nombreuses en cas de travaux ou
d’incident. Citons la gare de Paris-Austerlitz fermée à
toute circulation déjà à trois reprises depuis le
début de l’année, et les approvisionnements de chantiers
ferroviaires de plus en plus souvent confiés à la route.
Combien de temps encore va perdurer cette situation qui pénalise
tout à la fois les voyageurs, la SNCF, les riverains des routes
et autoroutes toujours plus encombrées ? Rappelons que
cette désorganisation est la conséquence de directives
émanant de responsables français et surtout
européens qui manifestement n’ont qu’une piètre notion de
la réalité ferroviaire !
P.L.
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